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Kaguya : le Danmaku se réconcilie avec le grand public pour 2026

Inscrit au catalogue Steam depuis avril 2025, le projet Kaguya avait jusqu’ici progressé en toute discrétion. C’est en ce début d’année 2026 que j’ai découvert la proposition de Flypot LLC : un « shoot ’em up » de type « bullet hell » dont la sortie est confirmée pour les mois à venir. Sa particularité et c’est la raison pour laquelle ce titre a attiré mon attention, réside dans sa volonté de briser l’image d’élitisme collée au genre en proposant une expérience calibrée pour l’apprentissage, sans pour autant sacrifier l’exigence technique.

Un monde aux mains des machines

L’intrigue nous transporte en 2032. L’humanité fait face à une insurrection cybernétique orchestrée par une intelligence artificielle globale. Pour neutraliser toute résistance, l’IA utilise le « KILLOSONE », une arme acoustique émettant des fréquences insupportables uniquement pour les adultes de plus de 18 ans. Privés de leurs capacités sensorielles, les adultes laissent la place à la jeunesse. On y suit Akari, une lycéenne stoïque, et sa navigatrice Akane, aux commandes de drones équipés du « Entetsu », un blaster artisanal insensible au brouillage électronique.

La pluie de projectiles devient lisible

Kaguyan-Screenshot Kaguya : le Danmaku se réconcilie avec le grand public pour 2026

Pour les habitués des salles d’arcade des années 90, le terme « bullet hell » (ou Danmaku) évoque des écrans saturés de boulettes colorées laissant peu de place à l’erreur. Kaguya adopte cette esthétique mais modifie la structure de progression. Le développeur, lui-même passionné par le genre tout en confessant ne pas posséder des réflexes surhumains, a conçu une courbe de difficulté dite « douce ».

Le Danmaku, également connu sous les appellations Bullet Hell ou Maniac shooter, désigne une variante du shoot ’em up où l’écran est saturé de projectiles. Né dans les années 90, ce style mise sur des motifs géométriques complexes et une zone de collision réduite (hitbox), exigeant une précision millimétrée pour se faufiler entre les tirs.

Le titre proposera six stages où la lecture de l’écran est facilitée par des motifs de tirs plus espacés en mode Normal, permettant de comprendre les trajectoires avant d’être submergé. Techniquement, le jeu repose sur des mécaniques classiques : des tirs de puissance, des bombes pour nettoyer l’écran en cas de panique et une zone de collision (hitbox) réduite pour le vaisseau, point névralgique du gameplay qui demande une précision chirurgicale.

Une réalisation toute en bullet

Visuellement, Kaguya s’appuie sur un pixel-art soigné qui rappelle les productions Toaplan ou Cave, tout en intégrant des dialogues intégralement doublés. Un « Mode Librairie » est d’ailleurs prévu pour réécouter les échanges entre les héroïnes, souvent masqués par le fracas des explosions en pleine partie. Pour les joueurs en quête de défi, les modes « Hard » et « Hell » assureront le spectacle avec une densité de projectiles fidèle aux standards les plus exigeants de l’arcade. En ouvrant ses portes aux nouveaux venus, Kaguya pourrait bien devenir la porte d’entrée idéale vers un genre trop longtemps resté fermé.

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Stéphane's avatar

Créateur passionné de Retrogamer.cc. Geek depuis 1977, il partage son amour du rétrogaming et de la tech. Ses madeleines de Proust ? La PC-Engine et la Neo-Geo, toujours branchées sur son écran CRT !