Super Monkey Ball 1 et 2 : Les classiques de Sega s’offrent une seconde jeunesse dans votre navigateur
En 2001, la GameCube de Nintendo accueillait un titre aussi singulier qu’exigeant : Super Monkey Ball. Développé par Amusement Vision sous la houlette de Toshihiro Nagoshi, le jeu s’était imposé comme une démonstration de précision grâce au stick analogique de la console. Aujourd’hui, le développeur connu sous le pseudonyme Twilight nous offre une prouesse technique bluffante en proposant un portage tournant intégralement dans un navigateur web, seul le singe manque à l’appel.
Une prouesse technique fascinante
Loin d’être une simple émulation gourmande en ressources, cette version repose sur une réimplémentation logicielle optimisée. Le résultat est saisissant : le titre tourne avec une fluidité constante, respectant les 60 images par seconde qui faisaient le sel de l’original. Cette prouesse est rendue possible par l’utilisation de technologies modernes telles que le WebAssembly (Wasm) et WebGL. Le WebAssembly permet d’exécuter du code compilé (souvent issu du C++) avec des performances proches du natif au sein du navigateur, tandis que le WebGL délègue le rendu graphique au processeur graphique (GPU), permettant l’affichage de contenus 2D et 3D complexes avec une fluidité et une précision bien supérieures aux technologies web standards.
I ported Super Monkey Ball to a website.
— Twilight (@BitesDev) January 26, 2026
You can access it in the replies.
(or just type what you see in the video, I'm not your boss.) pic.twitter.com/JMi7UDUGnr
La physique au cœur de l’expérience
Le défi majeur d’un tel portage réside dans la gestion de la physique. Dans Super Monkey Ball, le joueur n’impute pas de mouvement direct au personnage, mais incline le plateau de jeu pour diriger la sphère par gravité. La moindre latence ou approximation dans les calculs de collision rendrait le titre injouable. Le travail de Twilight sur les moteurs de friction et d’accélération reproduit fidèlement l’inertie complexe des niveaux originaux.

Les joueurs peuvent ainsi retrouver les environnements emblématiques de la jungle ou de l’espace avec une réactivité exemplaire. Le portage supporte non seulement le clavier, mais également les manettes ainsi que le gyroscope sur les tablettes et téléphones mobile, permettant de retrouver les sensations d’époque.

Vers une nouvelle ère de la préservation numérique ?
Cette initiative soulève des questions intéressantes pour l’avenir du rétrogaming. En s’affranchissant des barrières matérielles et des installations de logiciels tiers, ce type de projet démontre que le navigateur web peut devenir un support de choix pour la sauvegarde des jeux dits « legacy ». Bien que cette version soit une démonstration technique, elle illustre la capacité des développeurs indépendants à repousser les limites des standards web actuels pour faire revivre des piliers de l’histoire de Sega.
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