NEOGEO AES+ : les secrets techniques révélés par l’ingénieur Jotego
Le projet NEOGEO AES+, qui suscite un énorme intêret et beaucoup d’interrogations au sein de la communauté, se dévoile davantage. Dans un entretien exclusif accordé à la chaîne YouTube Creativo en Japón lors de l’événement Retrópolis en Espagne, l’ingénieur José Tejada, plus connu sous le pseudonyme de Jotego, a apporté des précisions cruciales sur l’architecture et les ambitions de cette nouvelle itération matérielle.
Une NEOGEO 2 ?
Contrairement aux idées reçues, la NEOGEO AES+ ne s’apparente pas à une simple solution de type MiSTer (FPGA) déguisée. Jotego, dont l’expertise sur les « cores » arcade est mondialement reconnue, explique que cette machine repose sur une implémentation matérielle spécifique. Si la logique interne demeure fidèle au système de 1990, le nombre de composants a été optimisé. Là où la carte mère originale multipliait les puces, l’AES+ condense l’essentiel dans un nombre réduit de circuits intégrés modernes.
L’ingénieur qualifie volontiers l’objet de « NEOGEO 2 », à l’image des révisions « Slim » ou « Modèle 2 » que nous avons connues sur d’autres consoles par le passé. Cette approche permet non seulement une réduction de la consommation électrique et de la chauffe, mais garantit également une fiabilité accrue pour les composants, fraîchement sortis d’usine.
L’orfèvrerie du signal : l’image et le son au scalpel
Le point le plus impressionnant de cette présentation concerne la fidélité des signaux de sortie. Pour la vidéo, l’AES+ n’utilise pas de conversion numérique générique. Elle intègre le même circuit de conversion numérique-analogique (DAC) que la console d’origine pour assurer une restitution des couleurs strictement identique en RVB (RGB). Parallèlement, une sortie HDMI est présente pour répondre aux standards actuels.
Côté sonore, Jotego a fait un choix au nom de l’authenticité. Alors que ses travaux précédents sur FPGA intégraient une interpolation pour lisser le rendu audio, l’AES+ conserve ce qui caractérise le processeur Yamaha original. Le but est clair : offrir une expérience acoustique rigoureusement indifférenciable de celle d’une machine d’époque.
Une réactivité sans compromis
La question du temps de latence (input lag), souvent problématique sur les rééditions modernes, semble ici résolue. Jotego confirme que les ports manettes sont connectés directement aux puces logiques. Contrairement aux systèmes utilisant le protocole USB, qui nécessite une interrogation cyclique de la part du processeur, la lecture des commandes ici est instantanée, garantissant une réactivité identique au matériel de 1990.
Enfin, concernant les nouvelles cartouches officielles, leur coût s’explique par l’utilisation de mémoires Flash de haute qualité, les volumes de production actuels ne permettant pas encore de rentabiliser la fabrication de ROM traditionnels. Ce projet, validé et supervisé par SNK, semble vraiment être bien lancé et respectueux du matériel d’origine. J’espère de mon côté que la qualité du plastique de la console et des cartouches soient également fidèle à la console d’origine pour vraiment reproduire l’expérience de l’époque de la NEO GEO AES de mon adolescence.
Source
Vidéo YouTube JOTEGO nos habla en EXCLUSIVA del desarrollo de NEO GEO AES+ traduite automatiquement de l’Espagnol au Français.
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